Coup de gueule, Santé

Papa Ours.

Ecoutez bien cette histoire que je vais vous confesser, elle se passe ici et ailleurs, hier, non aujourd’hui (ou demain voir plus jamais mais ça je rêve) quelque part en France ou à l’étranger et même sur la Lune sous vos yeux émerveillés.

Il est un rituel lorsque je pars sommeiller. Une vraie mise-en-scène. Si si. 

Un beau rituel que j’ai un peu honte à confesser.

J’éteins la TVmoche, l’ordinateur.  Je sors la bête poilue n°2 Sir Ernest, et je fonce m’enfermer dans mon boudoir pendant ce temps,  à savoir ma salle de bains afin de poursuivre mes ablutions et je là, à genoux, je prie « Au nom des dieux, de la Marie et du petit Jésus, de la sainte déesse du sommeil, du saint de la patience et de l’amour et de tous ceux qui m’écouteront et surtout me comprendront. 

Si quelqu’un peut me venir en aide et veut bien m’entendre ?

Je voue un amour à Dame Morphée,  si tu m’écoutes à l’instant même,  je t’envoie ce doux message que tu liras lors de ton prochain repos. 


In my bathroom,  je me prépare, je me démaquille, puis j’entame une certaine assuétude hygiénique, un débarbouillage dans les règles de l’art, en profondeur, suivi d’un mille-feuilles enfin un assemblage de pots de crème, tubes et contenants avec applications des sérums et crèmes ultra rafraîchissantes mais hydratantes SANS oublier ….
Auparavant, évidemment, je me « BRAUN » brosse mes gros crocs pendant trois minutes pour avoir l’haleine fraîche et bien mordre !

Je me lave les papattes et tout mon fondement sous la douche. 

C’est le secret pour avoir l’air propre et innocente face à tous ces dieux et déesses que je vénère dans ma salle d’eau et dans mon ciel de lit. 

Il faut que je me couche, vierge de toute saleté, et prête à une grande concentration pour affronter les monstres de la nuit.

Mon beau prince bel ours est couché dans notre nid d’amour, la tannière de notre union, sous le satin, sa liseuse allumée et est perdu plongé dans  le dernier roman de Steeve Berry « La Contemplation du temple », bien silencieusement.

Je me glisse alors à mon tour sous le satin en déshabillé de soie poils, bien au chaud.  Il est très rare le soir où j’arrive à lire, quelques lignes d’un chapitre dans un bon bouquin, car le soir très tard, je t’avouerai n’arriver     point à garder mes paupières grandes ouvertes.
Le fait d’être allongée sous mes draps en pyjama de coton égyptien, me procure une relaxation si dense que la déesse du sommeil me berce en une seconde.

Certains soirs, il  m’arrive cependant de lire quelques pages à la volée mais le cirque est toujours le même.

En conclusion, la lecture m’anesthésie au couché. Il fallait le préciser.

En revanche, il est certain que dormir à côté d’un prince : c’est une sacrée expérience. Il faut être armée. Telle une grande guerrière.

La bataille, tu l’as gagnera ; la guerre je l’aurai. 

Tu sais quand tu es petite fille, ta maman ou ton papounet te lit de superbes histoires ou contes te laissant imaginer et penser que les princes sont de vrais et charmants, beaux, gentils et parfaits hommes, dieux ou que sais-je encore comme êtres divins.

Ce qu’ils ont oublié de mentionner …. c’est …

Attends, je ne vais pas tout te dévoiler pour l’instant.

Reprenons le fil de ma chronique. Le soir, donc et ce depuis plus de vingt et quelques années, nous procédons à un rituel mon prince et moi. 

Le COUCHER du prince et de le princesse.

Jadis, je me couchais, je le bousculais, il ne se réveillait pas comme d’habitudeeeeee …. Une heure avant lui. Je me couchais une heure avant mon prince afin d’éviter que les bruits de la bête du Gévaudan n’entravent mon sommeil.  

Elle ronfle, cette bête. 

Si.

J’ai changé de tactique depuis quelques temps, pour essayer une autre méthode d’approche.

Je me couche en même temps que mon ours brun.

Je lis (brièvement) ou je tente de m’endormir. Comme le beau prince, sous ses airs de nounours est déjà allongé dans sa tanière et lit son roman, il est silencieux.

Alors sans entendre le moindre bruit, je tente de m’endormir discrètement.

 Mais voilà, au moment où mes yeux se ferment, où j’éteins la prise, le son et  la lumière et que j’entame une délicieuse descente vers  vers un sommeil qui met du temps à venir, l’homme éteint à son tour sa liseuse, referme son livre, le pose sur la table de chevet et prépare à son tour la délicieuse descente vers une douce nuit. 
Certains soirs, je m’endors en silence. Mais d’autres jours, c’est l’ours qui gagne. La nuit avance doucement, les ronflements gonflent, enflent et s’intensifient si fort qu’ils me réveillent et me sortent avec fracas des abruptes abîmes du sommeil réparateur et profond.


Agacée, par un tel réveil,  je râle, marmonne et m’énerve.

A cet instant, bizarrement comme si il m’avait entendu : il se tait une fraction de seconde ;  dès lors je m’empresse de replonger les bras et la tête empoignant mon oreiller douillet et réconfortant.

Je referme mes paupières, me détends à nouveau, et entame mon endormissement. Je fermer les yeux, ET là, comme par le plus grand des hasards, le concert de trompette s’accélère et mon ours reprend son concerto.

Que faire ? Je le bouscule, ne le réveille pas, tente de le basculer hors du lit à chaque ronflement un peu plus fort. Et bien ma brave Lucette rien n’y fait, j’aurais tout essayé, la bête se calme mais elle reprend sa messe de plus en plus fort, de plus en plus haut !

J’entame alors une petite tactique, la technique du coup de pied.

Première tentative. Je donne un petit coup sec mais pas trop fort. Arrive ce qui arrive, ça tombe ou ça peut.
Je suis dans un tel état d’agacement que je me fiche de savoir si cela fait mal ou pas tant que mon geste le fait réagir.

De toutes les façons maintenant que je suis debout enfin couchée mais que j’entame ma gymnastique du soir en mode horizontal, je me fiche de savoir combien d’heures vais-je pouvoir dormir.

Je tente une deuxième approche, la première n’ayant donnée aucun résultat. Je redonne un deuxième petit coup.

HA ATTENTION, la bête grogne.

Le prince marmonne un : « – chérie, laisse-moi dormir ! »sur un ton que ma politesse m’interdit de vous révéler.

Je suis confuse et lui prie de m’excuser. Je réponds : « – J’ai la jambe qui bouge toute seule, j’ai des fourmis, mon muscle se détend ».

Je pense qu’à ce moment là, il a compris que j’étais de très mauvaise foi.

Moi , j’ai envie de roupiller dans le silence MONSIEUR et donc je ne vois qu’une seule chose, VOUS « kicker » (donner un coup de pied anglais) pour vous réveiller.
Le dormeur se retourne et arrête de ronfler dans mes oreilles de princesse. CA MARCHE !!!!

Yiiiiii !!!!

 Certaines nuits, il est clair qu’il essaye d’y mettre du sien. Si si.  Il se love sur le côté sur son flanc tel un ours bien élevé. Il ne prend pas de place et s’endort dans le plus grand des silences. 

Le temps passe, les minutes aussi. J’ai gagné.

YOUPIIIIIII !!!!!!

RONNNNN PSHITTTTTTTTTT RON PSCHITTTTTT RON pschittttt !!

ET MERDE !

RATE !!! C’est reparti. L’homme a bougé et s’est calé confortablement la nuque dans son oreiller et dort maintenant sur le DOS.

Et on reprend une autre tactique. Méthode numéro 2.
Je lui pince le nez. Quelques secondes. Il tousse, se retourne en grognant encore quelques secondes, et tire de ses bras musclés mais terriblement énervé, la couette sur lui et se rendort.
La bête est irritée à ce que je peux ouïr.

Je me retourne discrètement et tout doucement sans faire de geste brusque. Je referme mes paupières, me détends de tous mes muscles.

J’entame à nouveau mon endormissement.

Et puis,  il y a ces pù$`=ins de matins comme ça dans la vie ou j’ai envie d’organiser un lâché de hyènes, de chacals, de rapaces, et de faire une chasse à cœur ouvert pour « ours mal léché ».

Mon délicieux et beau prince époux OSE –  et oui vous lisez bien –  Il ose m’avouer de  son plus beau sourire : « – Chérie, j’ai super bien dormi cette nuit. J’ai roupillé d’une seule traite comme un loir. »  


Je ne réponds pas. 

J’ai encore les cheveux dressés sur la tête, les poches de mes yeux remplies d’eau,  l’haleine de chacal.
Je suis affublée d’un teint blafard, les jambes molles, prête à m’évanouir et que je suis encore à jeun la tête dans le guidon devant ma tasse de café dans un brouillard épais et de super mauvaise humeur.

A ce moment précis, chers lecteurs,  j’aimerai avoir le don pour l’endormir tel le prince au bois dormant piqué par ma colère matinale.

Il ose me dire que MOI, sa douce princesse, je RONFLE la nuit !

Je me transforme à ce moment précis en une oursonne assoiffée de rage et rancunière depuis quatre longues nuits. 

JPP de nos conneries !

ARGHHHHRRRRRRR !!!!!!!!!!!!!!

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Désolée, je n’avais pas de brun alors j’ai mis un blanc. CQFD 

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