• Martinique Décembre 2011

    La rhumerie de Saint-James à Ste Marie, PART TWO

    J’écoutais sagement pieusement la très jolie dame à savoir notre guide et puis nous faisions dans la lancée nos emplettes pour ramener à nos proches quelques présents, fille Nénée et son papounet s’en sont allés visiter les extérieurs, restant seule avec ma cadette à boire les paroles de notre guide. 

    Nous buvions ses commentaires. Et là, à la fin de son layus, nous sommes parties aux commodités avec ma poupée.

    Pendant ce temps, les deux autres ont filé en douce pour photographier les alentours.

    Bon, en toute discrétion évidemment.

    Sauf que nous n’étions point au courant et que nous les avons attendu assises sur un banc papotant avec notre sympathique guide qui nous avait baladé toute la journée en 4 x 4. 

    Bon en attendant nos deux « Fantomettes » en claquettes ont bien fait. 

    En route pour une visite et des photos prises à la volée. Il faut savoir que les usines ne fonctionnent pas en période de fêtes surtout entre la Noël et la saint Sylvestre han han.

    Dommage.

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    Les différents bâtiments jouxtant la rhumerie. Seule la maison centrale qui abrite le musée et je ne sais plus quel bâtiment datent des époques lointaines. Le reste est plus récent. 

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    La locomotive rouge est pour les garçons, elle fascine toujours petits et grands. 

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    DSC00835.JPG l’usine.

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    Des cuivres.

    Beaux et bien astiqués.

    Des volontaires ?

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    Cuves, alambics, termomètres géants …

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    C’était quand même une autre époque la fin du XIXè et le XXème 

    DSC00840.JPG Distillons, distillons, avec de la hauteur en plus. 
    Ça donne le vertige tout cela non, ou seraient-ce les effluves alcoolisées … ???

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    Ça brille de mille feux … J’adore regarder les vieilles machines. 

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    DSC00843.JPG Désolée pour les mal-voyantes. Même moi je n’arrive pas à lire ce qui est écrit. Ballot.

    Tant pis …

    Méli, viens ici qu’est-ce qui t’as pris de prendre cela de trop loin hu hu ???

    Bon suivante,

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    Des fûts et des fûts …

    Chut ils se reposent, travaillent et dorment ici en silence …. parfois jusqu’à douze longues années, mais pour la plus grande satisfaction de nos papilles.

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    Que de beaux cuivres en attendant. Je suis en admiration.

    C »était beau du temps des dinos hiiiiii !
    Oui pour nos jeunes cela doit paraître bien ancestrales tous ces souvenirs.

    Les photos qui suivent sont d’une grande … enfin comment te le dire sans te froisser cher lecteur, sont prises dans le sanctuaire saint de la SainteJaMES rhumerie enfin on se croirait dans une crypte mais bon ce ne sont que quelques boutanches qui roupillent en attendant d’être vendues. 

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    Ma fille a osé franchir le pas et non la grille fermée pour prendre quelques photos.
    Merci à toi ma chérie, c’est pour notre plus grande satisfaction. J’aime quand tu te dévoues de la sorte si gentiment. Ton volontarisme, ton ambition, et ta grande curiosité mais aussi ta générosité m’etonnent drôlement tiens.
    Trop gentille d’aider sa petite mam pour son blogounet. Rien que pour ça j’te rachèterai une boutanche de lait !

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    Bon tout ça moi je te le dis m’a donné bien soif ! 

    De dos et en jolie robe remplie de soleil, notre guide. Très jolie madame et surtout intéressante et passionnante à écouter. J’ai bu toutes ses paroles pendant plus d’une heure. 

    Devant vous le BAR l’open bar, VIENDEZ déguster et acheter. 

    Tu n’es pas obligé, on ne te mettra pas le coupe-coupe sous la gorge …

    Mais bon ça fera plaisir à pépé ou tonton d’avoir sa bouteille carrée (celle que j’ai offerte à moche-frangin trop belle et bonne) pour le dimanche midi ou à mamie pour l’apéritif, ou au beau-frère en rentrant d’une journée épuisante de boulot. 

    Allez on va se faire une petite dégustation et un petit présent pour siroter les soirs d’hiver devant le feu crépitant. 





    Faites votre choix, mesdames y messieurs, y’en a pour tous les goûts. 


    Des jeunes, des vieux, des blancs, des ambrés, une bouteille ou par lot de deux ou trois !

    C’est vous qui jugerez votre capacité à tout porter hu-hu. 

    Et bilan, il est très bon ! 

    Ils sont très bons foi de TiteZa et pourtant je ne suis pas du tout « amatrice » d’alcool mais j’avoue que c’en est du bon et de l’excellent. 

    J’ai testé pour vous, j’ai super bien dormi effondrée sur mon canapé le soir du retour ! 

    J’espère que notre visite de la Rhumerie de Saint-James à Sainte-Marie sur la côte Est de la Martinique vous a plu. Il ne vous reste plus qu’à prendre un vol et hop vous foulerez nos pas à la découverte de ce petit coin ma foi fort sympa.

    Je vous embrasse et à bientôt à bord de notre machine à remonter le temps ….

    GNIARK GNIARK  

  • Martinique Décembre 2011,  T- TITEZASEBALADE II.

    Ronm pa ka boulé karaf !*

    *(Le rhum ne soûle pas la carafe).  

    Il paraît  !




    LA VISITE de la rhumerie SAINT JAMES à Sainte-Marie, PART. ONE



    Alors petite visite d’une rhumerie et comme cette dernière est grande, notre visite risque d’être très longue mais intéressante. 

     Madame, monsieur, chère lectrice, cher lecteur, prenez votre mal en patience, attachez vos ceintures, relevez vos tablettes
    ET NOUS VOUS RAPPELONS QUE CE BLOG EST NON FUMEUR
    merci de votre compréhension !

    Vous aurez le droit à deux posts décollages, sinon rien !

    Relaxez-vous, ouvrez vos yeux, débouchez vos oreilles et vos narines, et savourez !

    En avant !!!!!


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    Tu sais ce que c’est une rhumerie ? 

    Ben moi j’imaginais bien ce que c’était tu vois, j’avais même les effluves qui flottaient dans ma tête, car pendant mes études,
    il faut que je t’avoue,  j’ai fait une thèse sur la Martinique.
    Si si.

    Et pourtant, j’étais loin d’imaginer qu’un jour, soit vingt-cinq ans après je puisse voir de mes propres yeux toute la technicité de la fabrication du « rhum » agricole martiniquais, soit de la plantation de la canne à sucre à la récolte, en passant par la fermentation, la fabrication et toutes les étapes jusqu’à l’embouteillage et la vente.
    Ca c’est fait !

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    La bagasse kézako ma petite dame ?

    Alors la bagasse, mon enfant, ce sont des résidus fibreux de la canne que l’on  faisait sécher puis, ils s’en servaient pour les mettre dans le  cœur-de-chauffe de la grosse chaudière. C’était une matière première pour faire du combustible et faire chauffer la « maquina à vapeur » qui servait chauffer les alambics pour la distillation du rhum. 

    Madame monsieur, c’est de la BIOENERGIE.

    (Comme quoi on n’a rien inventé de nos jours. TOC !)

    Mais quand nous avons visité les lieux, cher lecteur,  j’ai halluciné. 

    C’était bien.

    Même très bien.

    Intéressant, passionnant. 

    J’ai goûté.

    Je me suis cultivée un peu plus. J’étais captivée. 

    ET j’ai pleuré si si.

    La vache, les chèvres, les chenilles rasta et toute ma vie sont repassés en une seconde devant mes yeux embués.

    Le feu était en moi 

    Tel Satan qui me pénétrait descendant en rappel dans ma gorge, dans mon œsophage,  puis dans mon estomac.

    Je l’ai senti descendre la petite gorgée de rhum martiniquais !

    J’ai rougi.

    Et j’ai acheté.

    Cinq boutanches.

    Toutes différentes.

    Nous devions ramener des cadeaux à nos proches.

    Ne crois pas que nous avons tout bu. 

    ET hop, la suite de la visite à la Rhumerie de Saint-James

    Allé,  en route !

    Si pani ronm, pa ni la priè.
    (Pas de rhum, pas de prière)

    Bonne soirée à vous tous, je vais me coucher. 😉




    Il a une sale « tête de con » (pardon mais il faut avouer que ce reptile a la tête de l’emploi).
    Ce fameux serpent plus connu sous le nom de TRIGONOCEPHALE, mon gentil copain rien qu’à moi
    (Qué oror !!!) a pour vilaine habitude de nicher dans les champs de cannes à sucre. 

    Si en visitant la Martinique tu as la chance de le croiser, prends la tengeante et cours vite !
    Il est grandement venimeux.
    Notre copain au sang froid (rien que de l’écrire j’ai des frissons qui me traversent la moëlle épinière)  a été jadis intégré pour tuer les ratounets et autres indésirables. Seulement voilà, les gens à l’époque n’ont pas suffisament réfléchit à leur geste. Et arriva ce qui malheureusement devait arriver, cette sale tronche de con a croqué tous les voisins.
    Je parle des gentilles bestioles qui étaient utiles sur l’île.
    C’est ti pô misérable.
    Voilà, tu crois rendre service et hop on te zigouille. 

    Alors comme les humains sont super « intelligents » hein …. ils ont à nouveau mis en action leurs neurones pour réflechir une seconde fois.
     Ils ont alors introduit en nombre mes gentilles copines les mangoustes. 
    Et alors mes copines ont une sale habitude c’est de manger. Et de manger les oeufs de poules soit mais aussi de perroquets. Du coup, sur l’ile de la Martinique on ne voit plus de perroquets. Ballot !

    Elles raffolent des oeufs de poules, ou de PERROQUETS. C’est-à-dire les magnifiques Aras et autres perroquets nichant non loin de là enfin un peu partout à l’époque. Et nos chers oiseaux aux couleurs vives ont complètement disparu de la Martinique !


    u090psxy.jpgElle est trop trop mimi la mangouste enfin en apparence j’en ai vu deux ou trois traverser la route mais trop rapide la fi-fille. photo empruntée sur la toile

    Bref, moi j’dis qu’il n’est pas bon de trainer seul la nuit dans
    les champs de cannes à sugar. 

    Et pour les tuer ces dites bestiasses, un seul remède, foutre le feu au champs.
    HA-HA Véridique.
    C’est notre gentille guide qui l’a dit. Ca tue la vermine et les gens peuvent ramasser la canne plus vite. Hop hop, c’est qu’il fait soif là ….

    Attends, pani pwoblem !


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    Distillation à l’ancienne bien sûr !


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    C’est un peu le bazar un champ de cannes à sucre.

    Imagine les bonnes cachettes pour y nicher … 

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    Toutes les étapes de la récolte à la fabrication et à la dégustation
    du rhum agricole Saint James sont expliquées ci-dessous avec photos à l’appui. 


    DSC00813.JPG Ben oui, la coupe se fait à la machine vu les hectares qui sont exploités de nos jours.
    La révolution industrielle est passée par là. 
    A l’époque du ramassage et du coupage à la main, le travail était très pénible.
    D’où la présence et l’importation de mains d’oeuvre venant du « lointain ». Mais ça ma brave Lucette c’est une autre histoire, avec le commerce triangulaire, l’esclavage et tout le côté pénible et obscure de la chose.


    Bon, les jeunes, poursuivons notre visite si vous le voulez bien,

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    Des énormes tracteurs transportent des charges énormes de cannes.
    Si tu tombes, en voiture, juste derrière lui, c’est mort ! HAHA bonjour le bouchon en pleine cambrousse et dans les virages.

    Casse-pô la tête tiens ! 

    DSC00815.JPG L’arrivée à l’usine.

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    Le lavage des cannes


















    Je te sens tout bouillonnant là, non ?

    Me trompais-je ?

     A plus’


    Demain la part two et dégustation à la clef ! 

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